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La rentrée, Bill Gates et moi

Le 27 août 2013, 15:43 dans Humeurs 0

Tu te lèves un matin et tu as oublié ce moment de l’année. Celui qui, comme le coup de pied de Chuck Norris, arrive sans prévenir. Pourtant, on t’avait filé des indices chez Carrefour, Leclerc ou même à la radio. Mais toi bêtement, sortie à peine de tes vacances mojitotées tu as tout simplement zappé, comme face à « Questions pour un champion », un dimanche en fin de journée.
Oui, c’est la rentrée ! Les cartables Hello Kitty se pavanent dans les allées des galeries marchandes. Des mioches hurlent au coin d’un rayon « C’est une trousse Beyblade que je veux, sinon j’vais pas à l’école ». Les mamans bronzées errent, l’œil hagard et la liste des fournitures scolaires à la main comme des zombies en dormance.
Hey vieille, c’est fini les vacances ! Tu vas reprendre tes habitudes de ménagère de moins de 50 ans, et plus vite que ça !
Toi, t’as pas les mioches, mais pendant 4 semaines tu t’es enfilée des sangrias au soleil, t’as fait des grasses mat’ à faire pâlir d’envie un narcoleptique sans traitement. En gros, t’as glandé, bronzé, picolé, bouffé. Le boulot ? Un vieux truc du passé. La preuve : ta collègue de la compta, tu ne te souviens même plus de son prénom. 
Pourtant, un lundi matin, tu te réveilles en sursaut. Une musique d’aéroport s’époumone dans ton téléphone portable. Il est 7h30, c’est l’heure de te lever. Quoi ? Déjà ? Attendez les gars ! J’ai attendu mes vacances comme un lépreux attendrait ses antibiotiques. Et voilà, ça se termine comme ça ?  4 semaines de bonheur et en à peine 15 minutes, paf ! Retour au quotidien : reveil/tassimo/boulot/lessives/plateau-télé/vaisselle/tisane-douce-nuit. 
T'étais pas prête à ça. Le lever est pénible. Tu t’essouffles  façon Jeannie Longo dans une côte difficile. Tu dois aller bosser =  tu vas crever. Quelques kilomètres en Swift plus tard (le vélo t’as abandonné l’idée, faut pas déconner), tu arrives sur le parking de ton travail. Tu pousses la porte de ton bureau. La pièce, tu ne t’en souviens plus vraiment ; elle est loin dans tes souvenirs, comme quand, des années plus tard, tu visites la maison de ton enfance. 
Tu poses tes fesses sur ton fauteuil. Tu te la joues Rocky Balboa VS Adrienne: t’en as gros sur la patate, mais t’es pas une tafiole, tu retiens tes larmes. Arrive ensuite très rapidement, l’hécatombe. Le blanc. Le vide. Tu ne sais plus où tu en es dans tes dossiers. Ton boulot, c’est pas comme le vélo : t’as tout oublié. Je suis quoi déjà ? Chargée de communication ? Ah d’accord. 
Tes neurones pogotent dans ton cerveau. Mais par quoi dois-je commencer ? Le café ? Raconter mes vacances aux collègues ? Partir en courant ? 
Non ! En tant que jeune fille bien élevée, tu tries tes mails, tu ranges tes dossiers. Un miracle survient enfin. Tu découvres après 4 ans de bons et loyaux services dans ton entreprise, le gestionnaire de tâches Outlook.

Prioriser, classer, organiser. Des mots que tu n’avais pas entendus depuis tes cours de méthodologie. Aujourd’hui, ils te sauvent la vie. Cette rentrée ne sera pas un chaos, tu t’en fais la promesse !

Et au passage, tu files à l’église allumer un cierge pour Bill Gates.

On a tous un peu de Dominique Strauss Kahn en nous

Le 27 août 2013, 15:42 dans Humeurs 0


Depuis que j’ai mes trente ans, je deviens une grande. Plus de peur, plus de stress, plus de kilos à perdre, du coup plus rien n’a raconté. Tu m’as cru là ? T’as bien raison d’être dubitatif. Je te rassure, j’ai toujours la hantise de croiser un pigeon fou au coin de la rue, je m’angoisse à l’idée de ne pas entrer mon popotin dans la robe de mes 16 ans qui m’allait si bien et ma balance m’informe tous les matins qu’il me reste encore deux ou trois os à perdre.

Toutefois, avouons-le, c’est l’été. L’été ça te détend, c’est pas comme le printemps. Fini les allergies, bonjour le décolleté avantageux et l’orteil qui se pavane nu dans ses tongs. Ton visage se dore l’épiderme, y a juste tes tâches de rousseurs qui te font criser. Ton corps brunit et tous les soirs tu vérifies tes marques de maillot de bain, fière d’avoir le derrière blanc comme une meringue italienne, mais la cuisse dorée comme le poulet de chez mamie.
Le soleil, les soirées au bord de la piscine après le boulot, les sangrias en terrasse et même le volant brulant que tu prends dans tes mains quand tu entres dans ta bagnole : bah tout ça, ça te fait rêver en attendant que les vacances arrivent.  
D’ailleurs, quand tu te pointes au boulot et que tu sais que c’est ta dernière journée avant 3 semaines de bonheur, tu te sens comme Mel Gibson dans Braveheart. Rien, ne peut t’arrêter. Tu t’imagines descendre de ta caisse, la musique de Carmina Burana derrière toi, le pas décidé, genre : « les mecs, je boucle les derniers dossiers, je réponds à quelques mails, j’te claque la bise et j’me casse ».
Le soir en rentrant, tu prépares fébrilement tes valoches pour ta semaine de folie avec les copines. Bon, là en revanche, c’est le calvaire. Tu ouvres ton placard en scrutant tes robes les unes après les autres : « toi j’te prends, toi aussi, toi non, enfin si, j’aime bien tes fleurs ». Bref, t’es pire que Strauss Kahn. L’infidélité c’est ton truc : tu aimes plusieurs robes à la fois et même si l’une d’entre elle est trop petite pour toi, tu forces la fermeture, ca te boudine, tu t’en fous. Elle est à toi et elle n’a pas son mot à dire. (Bon ok, la semaine prochaine tu prends rendez-vous chez le psy !)
Une fois les vêtements bouclés, tu gères la trousse à pharmacie : Un mal de crâne, une aigreur d’estomac, une gastro, un pied amputé ? Tu es parée à toute éventualité. Tu peux même porter secours à l’ensemble de la population basque avec tout ce qui traine dans ta valise.
Dans la liste des trucs à caser, il te reste : les chaussures, les bijoux, le maquillage, les produits de beauté et forcément, les bouteilles de rosé !
Quand tu observes le nombre de sacs qui trônent dans ton entrée, tu te dis que louer un stand sur le marché pourrait être une bonne idée : en vendant tout ton bordel, c’est la fortune assurée.
Le jour J, tu descends la mine réjouie tout ton bardas. Tu croises les voisins qui te te parlent de la pluie et du beau temps et étrangement, tu kiffes. T’es heureuse !
Ce moment en général, il dure 2 minutes et 15 secondes. Quand tu te pointes devant ta bagnole, c’est à cet instant précis que les vacances tournent mal.
Une question s’impose d’elle-même. Te stresse. Te file une éruption soudaine de boutons.
Comment vais-je parvenir à tout faire loger dans la Swift ? Merdeu !
Heureusement pour déstresser t’as le Lexomil qui t’attend dans ta trousse de secours.  

"Instants femmes" c'est dans la boite !

Le 27 août 2013, 15:41 dans Humeurs 0

Le 6 juin, nous passions Romuald Goudeau et moi-même sur les ondes de radio gâtine, dans le cadre de l’émission Instants Femmes. L’enregistrement s’est également fait avec Bérengère Noiseau (photographe) et Patricia Veniel (artiste plasticienne) le 15 mai 2013 dans les conditions d’un direct. 
Tu veux savoir comment ca s’est passé ? non ? Pourtant j’insiste !
Comment te dire ? Le studio radio de Parthenay, c’est ni plus ni moins un bocal à mini poissons rouges. Une pièce complètement vitrée, donnant sur une rue. Des passants qui te regardent amusés par  tant de niaiseries face à un micro. Des fauteuils qui grincent : du coup du gardes ta fesse en équilibre de peur de bouger et que cela fasse un bruit indécent au micro. 
Avouons-le, sans parler de ta position de sultan bouddhiste (???),  t’es pas à l’aise. Romuald quant à lui semble être dans son élément, un vrai poisson en bocal. Vas-y que je te prends des photos, vas-y que je te place dans la conversation des termes comme « belliqueux, idoine et nonobstant. »
Ok,  romu, j’exagère un peu. Tu auras mon respect éternel par tant d’adresse au micro.
Toi en revanche, tu révises dans ta tête ce que tu vas bien pouvoir raconter. Parce qu’en soi, ta vie, elle est plutôt banale. Ton blog, tu l’as ouvert sans réfléchir et le but de tout ça, c’est de faire marrer les gens. Donc bon ! Paie ton analyse poussée du qui suis-je ? ou vais-je ? Que fais-je ? 
Quand Anne, la présentatrice se tourne vers toi et te balance ses questions avec une voix de velours, dans ta tête c’est le marathon de Boston (oui, le dernier). Tu parles, tu hoquètes, tu fais de l’apnée, tu ne t’arrêtes pas. Ca implose en toi, et pourtant personne ne semble le remarquer. Tout se passe à à la vitesse d’un TGV boosté au nitrogène liquide (Fast and Furious, represent). Tu ne prends même pas le temps de verser ta larmichette quand Anne te fait la surprise de passer Ô Canada ! 
Bref, tu sors du studio avec Romuald. Vous ne savez plus de quoi vous avez causé. Limite, tu soupçonnes Anne d’avoir foutu du GHB dans ta bière, car c’est le black out. Tu devras attendre le 6 juin pour t’entendre.
Le 6 juin, tu allumes ta radio, tu ne te reconnais pas « purée, je n’ai pas l’air aimable ! limite on dirait que je me la pète non ? C’est le stress, ça » ! C’est dingue comme le stress à le dos large : « j’ai pris 12 kilos, c’est le stress », « j’ai loupé mon reveil, c’est le stress » « j’ai grillé une priorité à droite, c’est le stress » 
Le 6 juin, tu découvres une autre surprise sur le site de l’émission. Le shooting photo dont je parle ici, a été filmé puis monté sur la musique du groupe niortais, Colors In The Street. Pour une fois, je ne surjoue pas (ou presque). Tellement obnubilée par l’objectif de l’appareil photo, j’en ai oublié la caméra dis donc ! Attention, il est à noter dans cette vidéo un certain malaise, parfois même un agacement face à l'objectif. On comprendra mieux mon billet du 3 mai.

Je tiens également à préciser qu'aucun enfant n'a été maltraité pendant ce tournage.

 

Ah, tu veux peut-être écouter l’émission ? Bah c’est ici à droite au mois de juin.



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